Tous les feux d'artifice ne se ressemblent pas. Celui de ce quatorze juillet se distingue des autres parce qu'il est tiré de la tour Eiffel, contrairement aux autres années, et surtout parce que notre dame de fer a cent vingt ans et que les artificiers ont su la rendre encore plus belle.

L'important pour voir un feu d'artifice dans de bonnes conditions, quand on n'aime pas les bains de foule, est de trouver un emplacement calme où l'on puisse voir sans être gêné par Pierre Paul ou Jacques.

En repérage la veille, nous avons découvert en faisant le tour du lac supérieur au bois de Boulogne, une trouée entre les arbres d'où l'on pouvait la voir et le voir.

Ce soir à 22h en place pour le spectacle. Nous ne sommes pas les seuls, mais nous ne sommes guère plus de dix. Il fait doux, la nuit n'est pas encore tombée, assis dans l'herbe devant le lac, nous regardons les reflets dans l'eau, les essais de lumière de la tour qui scintille à un moment puis s'éteint et les lapins qui jouent.

en attendant
la tombée de la nuit
les lapins jouent

La tour Eiffel nous a fait un très beau balai (;-). Sa colonne s'éclaire du bas vers la tête, puis des fusées latérales partent comme des comètes. Ces lumières dorées embrasent le ciel horizontalement puis verticalement. Hormis les fleurs et bouquets classiques rouge ou bleu, c'est innovant. 

des comètes
de chaque côté
de la tour

La dame de fer garde la tête haute même dans la fumée terminale, lorsque tout s'éteint. Un reflet dans l'eau du lac.

la nuit
recouvre le lac
à nouveau

Tandis que les sons éloignés des feux arrivent jusqu'à nous, des chanteurs de karaoké s'exercent dans l'île. La fête continue avec les feux d'artifice des communes alentours, Suresnes, Puteaux, qui commencent à tirer avec un léger décalage. Si bien que la tour Eiffel éteinte, Suresnes pétait suivi de Puteaux.

entourés de feux
la nuit pétarade
en couleurs